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Interview à la famille Guareschi

10. Quel est votre sentiment en voyant que votre père est peu souvent nommé dons les livres « académiques » d’Histoire de la littérature Italienne?

Nous étions tristes lorsqu’on trouvait peu ou peu enthousiastes écrits dédiés à notre père sur les livres académiques. Puis, presque tous ces écrits faisaient références aux films, on le comprend bien, parce qu’il y a des références à épisodes ou à phrases qui sont seulement dans les films, et cela est vraiment ridicule : juger un écrivain par des films tirés (librement) de ses ouvrages. Ridicule et même malhonnête. Mais, aux derniers temps, les choses ont changé et il y a eu un grand nombre de reconnaissances. Et nous nous amusons en voyant les funambulismes de quelques vieux détracteurs, qui maintenant en parlent bien.

11. Pourquoi existe-il encore une certaine résistance à reconnaître les ouvrages de Guareschi dans le secteur académique/universitaire italien?

Selon nous cette résistance plus que de motivations académiques vient de motivations idéologiques qui ont toujours tenu à l’écart cet auteur qui, en esprit absolument libre, ne s’est jamais appuyé au pouvoir ou à groups de pouvoir. Un auteur de ne pas lire, donc méconnu. La chose la plus malhonnête est que plusieurs académiciens l’ont critiqué et démoli comme écrivain sans avoir jamais lu une de ses lignes mais en ayant vu seulement quelques films de la série de Don Camillo.

12. Pouvez-vous me raconter une anecdote de quelques visiteurs un peu particulier, bizarre, qui est venu à vous rendre visite à Roncole?

Plus que raconter un épisode à propos de quelques visiteurs particuliers, nous pouvons vous parler de « constants » qui nous retrouvons dans les nombreux visiteurs qui viennent à l’exposition ou à notre Centre d’études : ils aiment notre père pas seulement comme auteur mais comme personne aussi. Ils le considèrent un ami, un frère, un familial, et ils l’ajoutent à leur vie. Plusieurs personnes disent : j’ai commencé à lire Guareschi lorsque j’étais un enfant ; mon père m’a donné son premier livre ; il m’a beaucoup aidé dans une triste période de ma vie…Nous ne croyons pas que les auteurs entrent si souvent dans la vie des lecteurs qui à la fin lui veulent bien de cette façon.

13. Avec quel esprit travaillez-vous dans votre siège? Quand avez-vous commencé cette activité qui laisse les portes ouvertes aux passionnés et aux chercheurs dans le monde de votre père?

L’hérédité d’affection qu’il nous a laissée est vraiment très grande ; plusieurs personnes viennent ici pour le témoigner et il nous semble utile d’être ici, avec les archives et les papiers, à faire de point de référence pour ceux qui veulent mieux connaître la vie et les ouvrages de notre père. Nous le faisons très volontiers depuis une quinzaine d’années et il s’agit d’une chose gratifiante, parce que il nous fait comprendre que le message de notre père arrive encore aux cœurs de ses lecteurs.

14. Avez-vous déjà écrit quelques contes de votre main, en suivant les traces de votre père peut-être?

Nous ne sommes pas capable de suivre les traces de notre père : il fait des pas trop longs pour nos jambes.

15. Est-ce qu’il y a un livre de votre père qui vous a plu de façon particulière ou que vous rappelez avec une affection particulière?


Sans aucun doute nous retenons Diario Clandestino son ouvrage le plus important. Il marque le passage de l’humour du « Bertoldo » aux écrits de l’engagement civil. Comme humoriste il avait l’intention de divertir, puis, pendant l’internement, il a mis à la disposition de ses malheureux compagnons ses qualités pour soulager leur tristesse. Dans «Diario Clandestino» il y a deux réflexions nées par sa souffrance : il s’agit de la radiographie de son âme et selon nous après avoir lu ce journal on comprend et on apprécie mieux les contes de Don Camillo, qui lancent des messages de union et des appels à des Valeurs éternelles.

16. Quel est le parcours conseillé pour faire une lecture idéale de l’ouvrage de votre père?

Le plus simple, celui chronologique qui permit de croître avec lui.

17. Don Camillo et Peppone: êtes-vous pour quel personnage?

Nous ne faisons pas des différences, comme il ne les faisait pas notre père pour qui tous les deux étaient la moitié de son cœur, ou une face de la même médaille.

18. Est-ce que Giovannino Guareschi avait appris à dessiner tout seul? Que sont devenues plusieurs illustrations de votre père? Avez-vous pensé d’écrire quelques livres?

Puisque il avait fréquenté le Lycée classique il a appris à dessiner tout seul et il l’à appris très bien. Nous avons mis ses dessins dans plusieurs volumes : ceux de avant la guerre dans "1936-1943 Guareschi il Bertoldo" et ceux du "Candido" dans les quatre volumes de "Mondo Candido". Nous avons dans nos archives à peu prés 3.000 de ses dessins. Un riche bloc-notes de ses dessins a été acheté par la Région Lombardie par l’héritier Minardi (qui fut directeur du "Candido" de 1957 à 1961). Ce bloc-notes est gardé par la Fondation Mondadori de Milano.

19. Selon vous, quelles seraient les nouvelles défies de votre père en ces temps de grands changements et de tendance à l’utilisation immodérée des biens de consommation?

Il aurait continué à défendre l’individu de la massification, à rappeler que chacun est responsable de ses choix, à combattre pour rester toujours spirituellement libres de refuser les fausses besognes que la tendance à l’utilisation immodérée des biens de consommation crée, à suivre sa propre conscience et à défendre la nature, bien qu’on doit sauf garder pour la postérité.

20. On dit toujours que derrière un grand homme il y a toujours une grande femme. Quoi pensait votre mère de toute la production littéraire de son mari?

Elle en était évidemment orgueilleuse, comme elle l’était pour tout ce que notre père créait.

21. Quelle était la journée idéale de votre mère à Roncole?

Une journée très normale avec des horaires normaux, avec des habitudes normales. Nous pensons que notre mère n’a pas eu beaucoup de ces journées: tout dans la maison tournait autour de notre père qui travaillait dans son studio, il avait des horaires insolites et il n’était pas un habitudinaire.

22. Une chose que nous n’avons pas encore compris: pourquoi votre mère est appelée Marguerite dans les écrits de votre père?

Nous non plus ne l’avons pas encore compris! Peut-être pour des réminiscences du poète Gozzano ou Dieu sait pourquoi.

23. Aujourd’hui quoi pensent vos fils de leur grand-père?

Il sont orgueilleux d’être ses neveux et de voire que plusieurs lecteurs éprouvent beaucoup d’affection envers lui.

(Roncole, Décembre 2004)

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2006 - Alberto et Carlotta Guareschi

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